Equipage 1340

David NICOLE
René NAKACHE


Raid 4L Trophy
13ème Edition
Le soleil se lève, nous sommes tous de bonne humeur, la soirée était parfaite. Nous nous plaçons dans nos 4L avec beaucoup d’optimisme pour atteindre Timerzif. Ce jour là, était la journée des bacs à sable, nous nous en souvenons très bien, cette journée fût très éprouvante ! Nous en gardons de mauvais souvenirs… Le parcours était affreux. Nous devions compter sur la stratégie pour passer aux endroits les plus favorables aux passages de nos roues. Au total, nous avons dû pousser une vingtaine de voiture, nous n’en voyions plus la fin… Les heures passaient, l’avancée était quasiment nulle. L’ambiance était à l’inquiétude, nous nous sommes ralliés à un autre équipage de fortune pour avancer dans le sable, mais rien à faire, cela devenait de plus en plus éprouvant et pesant. Une fois la nuit tombée, les fusées de détresses des équipages enlisés scintillaient dans le ciel et laissaient après leurs passages des fumées d’une couleur rougeâtre. Des centaines de voitures étaient derrière nous, les touaregs profitaient de notre détresse pour faire du
commerce malsain. Ne voyant pas l’assistance arriver, nous avons décidé de céder à l’offre… Après plus de 40 minutes de négociation, nous avons réussi à obtenir une aide pour nous sortir du sable, c'est-à-dire un remorquage de 170 mètres pour 15 euros et 2 cannettes de bières… La note était assez amère… Nous étions enfin de retour sur les pistes aux alentours de 3h du matin. Nous avons même retrouvés un checkpoint, quel soulagement ! Nous étions sur les nerfs et les premiers mots d’un membre de l’organisation était « Suivez bien le road book et votre boussole », à une exception près, une fois la nuit tombée, rien n’est perceptible. Au final, nous étions toujours perdus au milieu de nulle part. Alors que nous étions sur le point de franchir le col d’une montagne, nous avons entendu une voix au loin, c’était Emmanuelle et Thomas nos amis de l’EFREI que nous avions perdu au milieu des oueds. De nombreuses 4L sont venus rejoindre nos rangs, nous attendions l’organisation pour venir à notre secours…
Le camion balai arriva quelques grosses dizaines de minutes après, suivi d’au moins 100 voitures. Vers 5h du matin nous apercevions enfin l’entrée du bivouac…